"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, août 28, 2013

Nouveau Président au Mali

LE MALI A UN NOUVEAU PRÉSIDENT L'Expression Une page vient de se tourner pour le Mali, mais aussi pour la France. Impatient de se désengager du dossier malien, Paris avait pressé ces derniers mois ... Afficher tous les articles sur ce sujet » Un dernier hommage à l'otage Philippe Verdon France Inter Philippe Verdon a été enlevé en 2001 au Mali et retrouvé mort d'une balle dans la tête cet été. Ses proches mais aussi tout ceux qui se sont mobilisés pour sa ... Afficher tous les articles sur ce sujet »

vendredi, août 09, 2013

YOUNESS ABENDOUR : UN ETUDIANT MUSULMAN MAROCAIN GARDIEN ATTENTIF DU PATRIMOINE DES JUIFS DU MAROC















Youness Abeddour est un jeune marocain de Fès passionné par la préservation de l'histoire juive de la ville. JN1 est venu au Maroc pour parler de son nouveau projet de visites guidées consacrées à l'histoire riche et vibrante de la vie juive à Fès.



Votre intérêt pour la vie juive marocaine a commencé à l'université de Fez lors d'une discussion en classe qui traitait des connaissances de base sur le judaïsme.


Youness Abeddour :

"Je me souviens qu'en 2008, quand j'étais à l'université de Fès, nous étions dans une sorte de tourisme culturel et le professeur a demandé quel est le nom de l'endroit où les Juifs prient. La question a surgi d'un contexte, je ne me souviens pas exactement, mais c'était la question. Et où il est situé à Fès. Les gens ont répondu le temple, l'église. Il a dit non, l'église, c'est pour les chrétiens. D'autres ont même dit la mosquée. Et ensuite il nous a donné des pistes, mais on ne savait pas ce que c'était une synagogue. Et puis il a demandé, est-elle à Fès? Et personne n'avait la moindre idée. Nous étions environ 300 en classe et personne ne savait le nom de la synagogue, ou si elle existait à Fès. Cela a en quelque sorte suscité un intérêt intellectuel pour ce sujet. Nous sommes censés être 300 étudiants universitaires et personne n'a la moindre idée à ce sujet. Donc, après la classe, j'ai préparé une présentation complète de la synagogue, je suis allé à la synagogue, j'ai filmé et pris des photos de la synagogue, j'ai interrogé le rabbin et recueilli autant d'informations que possible. J'en ai fait mon projet final. Il a eu du succès et cela a été le début de ma mission de partager cette histoire et la culture du judaïsme marocain avec d'autres Marocains."


Etant membre du club culturel juif Mimouna à l'université Al Akhawayn, le club avait fait les manchettes du monde entier en célébrant la première conférence du monde arabe sur l'Holocauste. Abeddour a fondé un club juif Mimouna à Fez.

Youness Abeddour :

"D'autres activités, nous diffusons des films sur le judaïsme marocain, fiction et documentaire. Nous faisons des débats. Nous suivons ce qui se passe au Maroc quant aux conférences, nous restons informé et nous assistons et participons à différentes conférences."


Vos visites à la vie juive dans le quartier juif de la médina appelé le Mellah, non seulement mèneront les visiteurs et les étudiants à des endroits à l'intérieur et autour de la Médine, mais aussi autour des histoires et des faits uniques que peu de gens savent.


Youness Abeddour :

"Fès est connue comme le centre spirituel non seulement de l'islam, mais aussi du judaïsme. Elle avait de grands rabbins et une histoire intéressante et riche. C'était le foyer du philosophe Maïmonide, qui a vécu là pendant deux ans.

Il vivait dans le coeur de la Médina au centre de la vieille ville de Fès avec les musulmans. Il a également étudié à l'université Al-Karaouine, qui était seulement pour les Arabes. Ce qu'il a fait c'est d'arabiser son nom de Moshe Ben Maimon à Musa Ibn Maimun."

Il a réalisé des documentaires sur la vie juive marocaine qui ont été diffusés dans le monde entier. Depuis lors, il a été invité à être membre du corps enseignant invité au City College de New York, où il donne des cours deux fois par semestre sur la question du judaïsme marocain.


Youness Abeddour :

"Les 2 documentaires ont été projetés dans différents endroits au Maroc et à l'étranger, y compris le City College de New York et j'ai été invité par l'enseignant qui fait le cours sur le judaïsme marocain à donner une conférence sur le judaïsme marocain dans ces documentaires."



Vous dîtes que le Maroc est fier de son histoire et de son identité juive comme l'a démontré la nouvelle constitution du gouvernement et la restauration des synagogues à travers le Maroc.


Youness Abeddour :

"C'est le Maroc. C'est la diversité et la spécificité du Maroc. Nous sommes fiers de notre diversité. Nous n'avons aucun problème avec nos différences, nous les embrassons et nous apprenons d'elles et nous les développons ensemble. Une chose que le roi du Maroc, Mohammed VI a demandé est la restauration de toutes les synagogues juives du Maroc et je pense que c'est très brillant, car il reconnaît la présence de la grande histoire et du patrimoine d'un peuple qui se trouvait au Maroc avant même que les Arabes."

Il s'agit d'une personne unique dont on entendra parler à l'avenir comme l'un des chercheurs qui consacrent leur vie à préserver l'histoire juive marocaine. Pour plus d'informations, visitez leur site web www.mrmorocco.com  ou ses documentaires sur Youtube.



Michelle Medina, JN1, Casablanca





UNE CHORALE JAPONAISE REND HOMMAGE A ISRAËL

mercredi, août 07, 2013

ISRAELIENS, PALESTINIENS, JUILLET 2013 : EN ROUTE VERS LA PAIX


Poignée de mains entre Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahou à Washington le 29 juillet 2013


lundi, août 05, 2013

ISRAËL : LES PARTISANS D'UN ETAT PALESTINIENS AVANCENT A PETITS PAS

Source : la newsletter de lapaixmaintenant.org diffusée le samedi 27 juillet 2013



Un sondage montre la remontée
de Nétanyahou dans l’opinion



Tandis que Binyamin Nétanyahou négocie, ses anciens amis et alliés politiques s’apprêtent à contrer la création d’un État palestinien... écrivait la semaine passée Gershon Baskin dans sa chronique pour le Jerusalem Post, dont vous trouverez la traduction sur ce site :



http://www.lapaixmaintenant.org/A-l...

L’annonce faite par John Kerry de la reprise des négociations a en revanche suffi, selon un sondage Haaretz-Dialog réalisé la semaine passée, à faire grimper le Premier ministre à 45 %, et dégringoler à 7 % un Yaïr Lapid qui se voyait déjà chef du gouvernement la prochaine fois.

Une partie des électeurs perdus par Lapid se reportent sur Shelly Yacimovitch – mais surtout, le Meretz, qui avait doublé ses trois malheureux sièges aux dernières élections, en obtiendrait aujourd’hui 9. Pour Ha’Aretz, qui lui en prédit 12 aux prochaines élections, cette spectaculaire remontée en fait le grand gagnant de la période.



Excellente nouvelle, si l’on se souvient que Meretz est l’un des très rares partis (et le seul au sein de la mouvance sioniste) à avoir clairement affirmé son soutien à un processus de paix fondé sur la solution à 2 États.



Pour en savoir plus : http://www.haaretz.com/weekend/.pre...



dimanche, août 04, 2013

ISLAM, MUSULMANS : STOP AUX AMALGAMES

Source : lemonde.fr en line le vendredi 26 juillet 2013




Cessons de stigmatiser les musulmans !




Par
Béligh Nabli
Maître de conférences à Sciences Po Paris



Les islamistes ne sont pas seuls à être hantés par l'islam. Une séquence médiatique récente souligne l'extension et la profondeur de cette "maladie obsessionnelle". Ainsi, d'aucuns ont cédé à la tentation de privilégier le prisme religieux pour interpréter les événements de Trappes (Yvelines), et ce pour mieux ignorer leur dimension profondément sociale.

On retrouve la trace de cette même paresse ou malhonnêteté intellectuelle dans la question posée par le journaliste Laurent Delahousse au président Hollande, le 14-Juillet, évoquant le spectre d'un "parti islamiste français". Ou encore dans le tweet récent de la Femen Inna Shevchenko, intimement persuadée de la laideur intrinsèque de l'islam.

L'islam est devenu le jouet – ou plutôt le punching-ball – préféré des acteurs de la société du spectacle. Le fait n'a pas de quoi surprendre. Derrière la pseudo-audace journalistique ou la provocation féministe, cette posture de "lanceur d'alerte" ne fait que conforter l'esprit ou la pensée dominante qui prévaut dans l'espace public et politique.

En présumant l'incompatibilité ontologique entre l'islam et la liberté, l'islam et la démocratie, ces coups médiatiques cultivent une hystérisation du débat public qui s'inscrit sur fond d'anxiété identitaire. Une série de sondages avait ainsi signalé qu'une majorité de Français trouve l'islam "trop visible", qu'il constitue une "menace" pour le pays. Sur ce point, l'alternance politique et l'arrivée de la gauche au pouvoir ne se sont pas accompagnées d'un véritable changement de climat.

Si la critique de la religion en général n'est en rien condamnable, viser systématiquement l'islam devient pour le moins troublant. Certes, cette démarche rhétorique et idéologique est censée frapper la religion en tant que telle, non les musulmans... Reste que derrière cette argutie formelle, ou fiction juridique, nul ne saurait ignorer la cible réelle de ce genre de postures.

Les citoyens français (ou non) musulmans (ou du moins apparemment) se trouvent prisonniers d'une chaîne de présomptions ou de soupçons – Arabes/musulmans, musulmans/islamistes, islamistes/terroristes – dans laquelle les divers éléments s'amalgament insensiblement.

Le discours agressif contre l'islam qui s'exprime depuis la fin de la guerre froide s'inscrit dans une histoire moderne : le regard porté sur les sociétés arabo-musulmanes fut transposé à la présence musulmane en Occident. L'islam est devenu aux Etats-Unis comme en Europe un problème de politique étrangère, mais aussi une question de politique intérieure. La présence musulmane étant perçue à la fois comme une menace sécuritaire et identitaire.

La montée de l'intégrisme islamique a coïncidé avec la quête d'un nouvel ennemi stratégique et symbolique en Occident. Partant, la critique de l'islam(isme) s'est substituée subrepticement à la critique du communisme.

Aux Etats-Unis, puis en Europe, l'incapacité supposée des sociétés arabes ou musulmanes à adhérer à la modernité, assimilée aux valeurs occidentales de démocratie, de centralité de l'individu et de sécularisation, s'est répandue dans les milieux politiques et intellectuels. Cette lecture culturaliste et essentialiste vient figer la représentation des musulmans dans l'image d'une masse informe, archaïque, à la fois soumise et incontrôlable (si ce n'est par la force). Cette perception a justifié le soutien des régimes occidentaux à des régimes arabes autoritaires, qui avaient le mérite de maintenir l'ordre et la stabilité...

Après les attentats du 11 septembre 2001 à New York, la figure de l'Arabo-musulman incarne définitivement cet ennemi symbolique de l'Occident. Cette perception est étayée par la thèse du "choc des civilisations", développée par le politologue américain Samuel Huntington, selon laquelle l'ordre du monde tient à un conflit de systèmes de valeurs dans lequel la civilisation islamique menace l'Occident.

Le soulèvement de peuples arabes en 2011 a revitalisé l'obsession islamiste. Preuve de la persistance des vieux réflexes, des notions superficielles ("hiver islamiste") ou fantasmagoriques ("islamofascisme") ont (re)surgi pour mieux réduire les Arabes à un bloc monolithique écrasé par le poids de la religion musulmane. Il serait intellectuellement malhonnête de résumer le "réveil arabe" aux outrances salafistes et à la montée des partis liés à la confrérie des Frères musulmans.

Le sentiment de méfiance/défiance par rapport à la chose musulmane va grandissant, illustré en France par l'instrumentalisation politique autour des manifestations visibles – ostentatoires – de l'identité musulmane (mosquée, port du voile, etc.).

En France, la problématique de l'immigration est dépassée aujourd'hui par celle – plus aiguë – de l'intégration ou de l'inclusion des musulmans, dont l'identité complexe contribue à interroger l'"occidentalité" et leur compatibilité avec les valeurs de la République. Les débats récurrents sur l'intégration et l'identité nationale témoignent d'une tension sociale et d'un questionnement existentiel liés notamment à cette présence musulmane.

Pourtant, contrairement aux thèses culturalistes encore en vogue, il n'y a nulle incompatibilité entre le fait d'être musulman et l'adhésion au modèle républicain à la française, concept structurel mais non figé. Mieux, le discours critique développé par les musulmans de France contre le discours de stigmatisation dont ils font l'objet se fonde sur la devise de la République : "Liberté, égalité, fraternité".

Les musulmans de France renvoient trop souvent à un bloc homogène, figé, animé des passions humaines et rétif à la modernité. Pourtant, si singuliers soient-ils, les musulmans ne sont imperméables ni à la raison, ni aux valeurs universelles.